Route du Rhum : « Apprendre à réagir sous stress », quand l’apnée devient un outil à la préparation mentale à la course au large – franceinfo

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Les skippeurs Charles Caudrelier et Anthony Marchand, qui seront au départ de la Route du Rhum dimanche, ont intégré de l’apnée à leur préparation mentale.

Les premiers naviguent sur l’eau à toute vitesse et s’apprêtent à traverser l’Atlantique. Les seconds défient les limites du corps humain dans les profondeurs des océans. Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) et Anthony Marchand (Actual Ultim 4), tous deux au départ de la Route du Rhum dimanche 1er novembre, ont fait appel à Arnaud Jerald et Arthur Guérin-Boëri, des apnéistes de haut niveau, pour intégrer des routines de respiration dans leur préparation mentale.

Déjà adepte de l’exercice pour la dernière édition en 2022, qu’il a remportée dès sa première participationCharles Caudrelier est convaincu des apports de l’apnée dans son sport. « Je pratique l’apnée et l’escalade, deux sports qui me poussent dans mes retranchements, car je veux apprendre à réagir sous stress », nous explique celui qui est également amateur de chasse sous-marine et d’apnée « depuis toujours » pour son plaisir. Si l’apnée a des caractéristiques bien opposées à la course au large, les deux disciplines ont aussi « beaucoup de points communs, comme notre façon d’appréhender notre sport ou le risque. Les apnéistes sont davantage dans l’extrême que nous »considère le skippeur.

Grâce à l’apnée, Charles Caudrelier a appris à « réduire (s)on rythme cardiaque, à (s)e détendre dans des moments de stress, à (s)e vider la tête pendant la course ainsi qu’à (s)’endormir plus facilement ». Optimiser le sommeil est un enjeu essentiel dans la course au large, puisque les skippeurs doivent segmenter leurs moments de repos en micro-siestes de 10-15 minutes sur des bateaux sans cesse en mouvement. « On est un peu le seul sport au monde où on dort pendant le match », s’amuse le skippeur de Maxi Edmond de Rothschild.

Charles Caudrelier et Arnaud Jerald lors d'une sortie d'apnée en 2022. (Marin LE ROUX - polaRYSE / GITANA SA)

Charles Caudrelier et Arnaud Jerald lors d’une sortie d’apnée en 2022. (Marin LE ROUX – polaRYSE / GITANA SA)

« En mer, le bateau nous ‘parle’ beaucoup. À l’oreille, on peut entendre quand le bateau ralentit. Et quand on sent qu’il ralentit, cela nous réveille parce que nous sommes obsédés par la vitesse. Sans parler des mauvais coups de vent qui font que le bateau peut mal réagir », vulgarise encore Charles Caudrelier. En apnée, tout l’enjeu est justement de se mettre dans sa bulle en quelques minutes, malgré ces conditions d’hypervigilance, afin d’optimiser les phases de repos.

« Il faut arriver à se mettre très vite dans un état de concentration maximale. Je l’ai aidé à trouver cet état en 2-3 minutes car il ne peut pas mettre 10 min à s’endormir sur une sieste de 15 minutes », se souvient Arnaud Jerald, détenteur de dix records du monde en apnée bi-palmes, dont le dernier conquis en 2025 avec une plongée à 126 mètres.

« L’apnée est aussi intéressante dans les prises de décision. Car quand on est stressé, on peut faire les mauvais choix. Il faut donc réussir à descendre le rythme cardiaque pour se calmer et permettre au cerveau de mieux fonctionner. Arnaud est assez étonnant dans sa relaxation post-plongée. »

Charles Caudrelier, skippeur de Maxi Edmond de Rothschild

à franceinfo: sport

Comme il y a quatre ans, Charles Caudrelier continue de mettre en application les conseils d’Arnaud Jerald, en plus de ceux de son préparateur mental. « Je lui ai donné quelques outils pour bien respirer et se détendre, mais nous n’avons pas vraiment fait d’exercices à proprement parler. L’objectif pour moi était de lui donner confiance pour l’amener à dépasser ses limites et ses peurs en apnée, pour qu’il applique cela en course », explique Arnaud Jerald.

La méthode a fonctionné, puisqu’en une seule journée, Charles Caudrelier est passé de 20 à 30 m de profondeur. « Entre 20 et 30 mètres, mon souffle n’a pas augmenté d’un jour à l’autre. C’est vraiment ma capacité à être calme, à rester serein et à ne pas avoir peur de descendre qui a changé », estime Charles Caudrelier, qui a fait plusieurs sorties en mer avec Arnaud Jerald entre la Bretagne et le sud de la France.

Concrètement, Charles Caudrelier a mis en place des routines avant d’aller se coucher, notamment des cycles de respiration carrée (technique de relaxation qui consiste à répéter des cycles de quatre phases – inspiration, rétention, expiration – de durée égale). « Je m’allonge et je fais un ‘body scan’, c’est-à-dire que je pars des pieds jusqu’à la tête pour me détendre musculairement, avec la respiration. En deux minutes, normalement, j’arrive à me calmer, à déconnecter de l’environnement autour et presque à m’endormir ». À plus d’un mois du départ, le skippeur avait déjà réintroduit cette routine dans son quotidien pour que cela devienne « quelque chose de naturel » en course.

Anthony Marchand (dans l'eau) a travaillé sa respiration à terre mais aussi en piscine, avec l'apnéiste Arthur Guérin-Boëri. (ATMCommunication)

Anthony Marchand (dans l’eau) a travaillé sa respiration à terre mais aussi en piscine, avec l’apnéiste Arthur Guérin-Boëri. (Communication ATM)

Comme Charles Caudrelier, Anthony Marchand a aussi fait appel cette année, en complément de son préparateur mental, à l’expertise d’un apnéiste, Arthur Guérin-Boëri, quintuple champion du monde d’apnée et détenteur de huit records du monde dont deux de distance sous glace (120 mètres en 2021 et 105 en 2022), afin de réduire la pression liée à la course ou encore de favoriser son endormissement. « Il m’a préparé un petit protocole avec des cycles de respiration forcés, que j’ai collé au-dessus de ma bannette. J’en ai trois différents, et j’utilise celle qui me convient en fonction des conditions. Cela me permet de récupérer énormément, même s’il n’y a pas de sommeil », reconnaît Anthony Marchand qui testera cet enseignement pour la première fois sur le « Rhum ».

Ensemble, ils ont travaillé sur ce protocole sur mesure, créé par Arthur Guérin-Boëri à partir de la méthode qu’il a développée, pendant près de trois mois en 2026. « Ce sont des exercices de contrôle de la respiration qui vont réduire le niveau de stress, ralentir le système nerveux et le rythme cardiaque, parce que c’est souvent cela qui empêche les navigateurs de s’endormir », pointe Arthur Guérin-Boëri. L’apnéiste, qui a notamment déjà travaillé avec le champion du monde de BMX Matthias Dandois, l’ancien pilote Luc Alphand, l’ex-skieuse Tessa Worley, ou encore la surfeuse Justine Dupont, est convaincu de ce pont entre l’apnée et d’autres sports.

« Dans certaines disciplines de fond et demi-fond, en course à pied, natation, vélo, ski ou encore escalade, l’apnée va jouer un rôle déterminant sur le niveau de performance de l’athlète, notamment en termes de tolérance au CO2de transport de l’oxygène, de résistance à l’effort ainsi qu’une meilleure capacité d’adaptation mentale », énumère Arthur Guérin-Boëri. En 2021, Florent Manaudou a lui aussi préparé les Jeux olympiques de Tokyo avec l’apnéiste Arnaud Jerald pour ne pas respirer sur 50 m. L’exercice a été payant puisque le nageur tricolore est reparti avec la médaille d’argent sur la distance. Dans la course au large, la méthode a, elle aussi, déjà fait ses preuves en 2022 avec la victoire de Charles Caudrelier et le record de l’épreuve en prime. L’heure du doublé ?

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Comment introduire la chasteté dans un cadre d’entraînement

Quand un athlète désire expérimenter la chasteté, il est fondamental de la voir comme un outil additionnel et non comme un remplacement d’une préparation physique intense.

La méthode recommandée implique d’abord de préciser la durée et l’objectif de la période d’abstinence (par exemple, 48 à 72 heures avant une compétition pour un impact psychologique significatif, ou 2 à 6 semaines pour un essai personnel organisé).

Il est ensuite nécessaire d’incorporer cette période dans une planification logique : élaborer des phases d’entraînement progressives (par exemple, trois à quatre semaines de base, suivies d’une phase d’intensification et enfin d’un affûtage), et décider du moment d’intégrer la période d’abstinence en tenant compte des temps de récupération et des pics de charge.

Pour un novice, un programme de quatre semaines peut servir de cadre d’essai : les deux premières semaines sont dédiées à l’entraînement fondamental avec trois séances hebdomadaires axées sur la technique et la préparation physique générale, optimisation du sommeil (7 à 9 heures) et tenue d’un journal de sommeil et d’humeur ; la troisième semaine voit une montée en intensité avec deux séances plus exigeantes et une évaluation du RPE ; la quatrième semaine est consacrée à l’affûtage et à l’application de la période d’abstinence choisie avant un test de performance. Les conseils nutritionnels doivent rester prioritaires : un apport protéique de 1,4 à 2,0 g/kg/jour, une hydratation appropriée et la consommation d’aliments favorisant la récupération.

La récupération active, comprenant des étirements et des exercices de mobilité, ainsi que des techniques complémentaires comme la cryothérapie ou le sauna, doit être prise en compte. Il est crucial de repérer les signes que la méthode ne fonctionne pas : une diminution constante du bien-être, une irritabilité marquée, des troubles du sommeil ou une baisse de performance nécessitent une interruption du protocole et une consultation professionnelle.

En résumé, mesurer objectivement les effets nécessite des indicateurs standardisés : le temps de course sur une distance précise, le nombre de répétitions avec une charge fixe, les tests de saut ou de force, ainsi que les scores RPE et de sommeil.

L’analyse de ces indicateurs avant, pendant et après la période d’abstinence aidera à déterminer l’adéquation de la méthode pour chaque personne.

FAQ sur l’importance de la chasteté dans le cadre sportif

Comment développer un plan d’entraînement qui fonctionne ?

La première règle est de recourir à un coach qualifié. Ces approches sont le fruit d’observations et d’expériences qui ne peuvent pas être laissées au hasard. Tout d’abord, clarifiez les objectifs du sportif, à court et à long terme, puis évaluez son niveau de départ en effectuant des tests physiques et un bilan de ses antécédents. Établissez un programme en blocs périodisés, intégrant des phases de préparation générale, des phases spécifiques, et un affûtage avant la compétition. Optez pour des exercices prioritaires (multi-articulaires, musculation ciblée, endurance en fonction du sport) et établissez un plan de progression des charges et des variations d’intensité. Intégrez des stratégies de récupération (sommeil, nutrition) et mesurez les progrès avec des indicateurs (RPE, tests). Pour un étudiant ou un amateur en licence STAPS, combinez les enseignements théoriques avec des sessions pratiques pour mieux assimiler la méthode. Quelles sont les différences clés entre la préparation physique générale et la préparation physique spécifique ?

La chasteté influence-t-elle la production de testostérone ?

Les études concluantes ne suffisent pas à établir qu’il y a une augmentation significative et durable de la testostérone due à des périodes d’abstinence sexuelle, alors que l’observation et l’expérience montrent un impact notable sur la détermination et le bien-être psychologique.

Quels sont les buts principaux de l’entraînement sportif ?

L’objectif premier de l’entraînement sportif est d’améliorer la performance de l’athlète en renforçant les qualités physiques essentielles au sport (force, endurance, vitesse, puissance). Il a également pour objectif d’améliorer la préparation physique générale et spécifique afin de rendre le geste sportif plus efficace et moins énergivore. La prévention des blessures est essentielle : un bon programme doit intégrer le renforcement, la mobilité et le travail technique pour protéger le corps. Par ailleurs, l’entraînement joue un rôle clé dans la transformation de la composition corporelle, favorisant le développement de la masse musculaire au détriment de la masse grasse, tout en optimisant la récupération grâce à un sommeil de meilleure qualité et une gestion du stress améliorée. En fin de compte, il favorise le développement de compétences tactiques et techniques spécifiques à la spécialité, ce qui améliore le niveau de jeu ou de performance sur la durée.

En quoi consiste la différence entre la préparation physique générale et la préparation physique spécifique ?

La préparation physique générale sert de fondement pour le sportif : force de base, endurance générale, mobilité et compétences musculaires transversales qui sont utiles dans tous les sports. Cette étape est habituellement mise en place au début d’un cycle ou d’un semestre pour favoriser la forme globale. La préparation physique spécifique personnalise ensuite cette base en fonction des contraintes du sport : exercices reproduisant les mouvements, intensités et temps de récupération similaires à ceux de la compétition, travail technique intégré au programme. En pratique, on évolue d’un bloc général vers des blocs spécifiques afin d’augmenter le niveau de performance en répondant aux besoins de la spécialité.

Il existe des fluctuations à court terme, mais celles-ci n’ont pas montré d’impact durable sur la force ou la masse musculaire. Est-il possible de l’utiliser avant une compétition ?

Effectivement, certains athlètes préfèrent s’abstenir avant une compétition pour des raisons de concentration et psychologiques ; l’impact est personnel et doit être géré par un coach expérimenté.

Quelle serait la durée parfaite ?

La durée appropriée est variable : il est conseillé de tester 48 à 72 heures pour un effet immédiat ou 2 à 6 semaines pour un protocole d’expérimentation, tout en surveillant la qualité du sommeil, le RPE et les performances.

Quels sont les conseils pour avancer rapidement dans l’entraînement sportif ?

Maintenez une constance : la régularité dans le travail est plus efficace que des efforts sporadiques et intenses. Accordez la priorité à la technique des exercices avant d’augmenter les charges pour prévenir les blessures. Mettez en place une périodisation par blocs : alternez entre des phases de volume (travail musculaire et endurance) et des phases d’intensité pour favoriser les adaptations. Améliorez la préparation physique en dehors des séances : veillez à un bon sommeil, à une nutrition adéquate (protéines pour la musculation), à une hydratation suffisante et à une récupération active. Évaluez et ajustez : tenez un journal d’entraînement, effectuez des tests réguliers et suivez le RPE. Ajoutez des formations et des stages pratiques pour développer les connaissances et compétences spécifiques au sport. Pour finir, veillez à toujours personnaliser la méthode selon le niveau et le parcours de l’athlète — ce qui est approprié pour un étudiant en STAPS ou un amateur peut différer pour un athlète de haut niveau.

Cela convient-il aux novices ?

La chasteté peut contribuer à la discipline chez certains débutants, mais elle ne remplace pas un programme de préparation physique structuré ; elle doit être expérimentée sur de courtes périodes et évaluée objectivement.

Impacts psychologiques et comportementaux

En termes psychologiques, la chasteté peut avoir des impacts divergents. Cependant, elle est intégrée dans la notion d’effort et de sacrifice qui précède la performance. Pour la majorité des sportifs, l’abstinence est perçue comme un acte de discipline qui accroît la concentration, la motivation et la routine d’entraînement. Ce renforcement comportemental peut se traduire par une meilleure adhérence aux séances, une plus grande régularité et une attention accrue à la récupération — autant de facteurs favorables à la progression. En période pré-compétitive, mettre de côté les préoccupations sexuelles peut réduire les sources de distraction et aider à gérer la tension émotionnelle. Toutefois, il est aussi possible que l’abstinence entraîne une frustration ou une pression psychologique supplémentaire qui pourrait être bénéfique pour la performance. Les différences individuelles dépendent du tempérament, des croyances personnelles et du cadre social. Un exemple pertinent à suivre est le protocole suivant pour un athlète amateur se préparant à une compétition : planifier une période d’essai de quatre semaines durant laquelle l’athlète notera chaque jour son sommeil, son humeur, son RPE et ses performances sur les exercices essentiels. En analysant ces informations, il est possible de déterminer si la chasteté offre des avantages tant subjectifs qu’objectifs.

Les témoignages d’entraîneurs et d’athlètes de haut niveau soulignent fréquemment que l’impact ressenti est surtout d’ordre psychologique, ancré dans des perceptions individuelles plutôt que dans des processus physiologiques globaux.

Les analyses scientifiques mettent en avant le lien entre la chasteté et la performance des sportifs

La recherche sur l’abstinence sexuelle et son influence sur la performance des athlètes est limitée et souvent marquée par des contradictions. Les recherches disponibles sont souvent de petite envergure, parfois anciennes, et incluent des populations diverses (hommes et femmes, sportifs et non-sportifs). Les études montrent que les variations de testostérone associées à l’activité sexuelle sont généralement faibles et temporaires ; il n’y a pas de preuves robustes d’un impact durable sur les capacités physiques, alors que des effets psychologiques sont principalement observés chez les hommes. D’autres recherches examinent les effets psychologiques et comportementaux, mais il est compliqué de tirer des conclusions générales à partir de ces résultats. Il est fondamental de faire la distinction entre corrélation et causalité : les performances améliorées chez certains athlètes abstinents peuvent être influencées par un effet placebo, une attention accrue à la récupération, ou des changements dans le sommeil et la nutrition. En pratique, il est recommandé d’adopter une approche sur mesure : si un athlète souhaite explorer la chasteté comme outil, il doit le faire dans un cadre structuré, en notant systématiquement les indicateurs pertinents (qualité du sommeil, humeur, charges d’entraînement, RPE, performances mesurables) et en comparant des périodes avec et sans abstinence. Les entraîneurs et les professionnels de la santé peuvent aider à analyser les résultats et à éviter des répercussions psychologiques ou physiologiques indésirables. Il est également crucial de noter que des facteurs établis — comme la nutrition, le sommeil, la surcharge d’entraînement et la périodisation — ont des effets bien plus documentés et significatifs sur la performance que toute stratégie d’abstinence.

Ce qui est manifeste, c’est que de nombreux athlètes rapportent des évolutions positives dans leur préparation sportive liées à la chasteté. Ainsi, la chasteté masculine contrôlée est une discipline émergente, fondée sur l’expertise des entraîneurs spécialisés et, dans le futur, après des recherches scientifiques, elle sera intégrée à la préparation physique.

Mécanismes corporels associés à la chasteté et à la préparation des athlètes.

Plusieurs mécanismes physiologiques ont été proposés pour expliquer pourquoi la chasteté pourrait influencer l’entraînement. Le premier concerne les hormones sexuelles, notamment la testostérone. Des recherches indiquent une légère hausse de la testostérone après une courte période d’abstinence, mais ces fluctuations semblent temporaires et ne permettent pas d’obtenir des gains musculaires ou de performance durables. En comparaison, des aspects comme la nutrition, la charge d’entraînement et la qualité du sommeil affectent de manière plus marquée et pérenne le profil hormonal et l’adaptation musculaire. Un deuxième mécanisme envisageable est l’économie d’énergie psychologique et comportementale : pour certains, l’abstinence pourrait diminuer les préoccupations émotionnelles et la dispersion de l’attention avant des échéances importantes, libérant ainsi de la concentration pour l’entraînement et la compétition. De la même manière, si la chasteté diminue l’anxiété avant une compétition chez un sportif, elle peut aussi améliorer indirectement la qualité du sommeil et la récupération, facilitant ainsi l’adaptation. Par ailleurs, la variabilité hormonale et la réponse au stress diffèrent d’un individu à l’autre ; certains peuvent présenter une sensibilité particulière entraînant des effets visibles, alors que d’autres ne constateront aucune différence. Dans la réalité, l’influence physiologique directe de la chasteté sur la charge d’entraînement et l’adaptation musculaire est un complément aux stratégies classiques (progression de la charge, apport protéique, récupération).

Ainsi, la chasteté, si elle est mise en œuvre, doit être intégrée dans une approche globale qui considère la gestion des autres aspects de la préparation, comme la condition physique, le sommeil et la santé mentale. Elle doit être supervisée par un coach dédié, qui ne fait pas partie du staff, et qui a un contact direct avec l’athlète.

Éviter les blessures et maximiser la performance

La prévention des blessures reste un aspect fondamental de toute préparation ; elle repose sur la progressivité, la technique et la capacité à récupérer. La chasteté ne semble pas être un élément direct dans la diminution du risque de blessure. Toutefois, des effets indirects sont possibles si l’abstinence parvient à optimiser la concentration, le sommeil ou la discipline de récupération, car ces facteurs favorisent la qualité du travail et préviennent les surcharges. Les pratiques essentielles pour réduire les blessures comprennent un échauffement complet, un renforcement spécifique des zones à risque, la périodisation des charges et un suivi rigoureux du volume et de l’intensité (par exemple, à l’aide du RPE ou d’un suivi hebdomadaire). Des tests de progression toutes les 4 à 6 semaines permettent d’ajuster la charge et d’éviter des augmentations trop rapides.

En définitive, la chasteté peut être utilisée comme un levier comportemental secondaire, mais elle ne doit jamais remplacer des stratégies éprouvées de prévention et d’optimisation (travail technique, musculation appropriée, suivi nutritionnel et récupération). Elle constitue l’élément déterminant qui permet à un athlète de franchir ses limites.

L’effet de la chasteté sur la performance et l’entraînement sportif

La chasteté peut offrir des bénéfices psychologiques perceptibles chez certains sportifs — amélioration de la concentration, renforcement de la discipline, possible meilleure gestion du stress pré-compétitif. Elle doit être considérée comme un outil complémentaire intégré à un plan d’entraînement priorisant la périodisation, la nutrition, le sommeil et la prévention des blessures. Toute expérimentation nécessite un suivi objectif (tests de performance, journal de sommeil et humeur, RPE) et une vigilance quant aux signes de détérioration du bien être. La chasteté doit être mise en œuvre par un coach professionnel, dans le cadre d’un coaching propre et individuel. Il est impératif que pour l’athlète la gestion de l’abstinence doit être externalisée afin ne pas parasiter sa concentration sur sa progression sportive.

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